Il aura fallu attendre le fameux week-end de la Melbourne Cup pour pouvoir se faire un petit trip pseudo romantique (= a deux) dans la région des Lake entrance. Mais qu’est ce que la Melbourne Cup me demanderez-vous? En France, nos jours ferries consistent en la célébration et commémoration d’un événement religieux ou politique comme le 8 Mai, le 11 Novembre et le 14 Juillet. Ici, on a quelques jours de célébration religieuse; 2 jours ferries pour la commémoration d’événements politiques : le 26 Janvier pour la colonisation du territoire australien par l’homme anglais (26 Janvier 1787) et le 25 Avril pour l’ANZAC Day qui commémore les combattants tombés pendant les différentes guerres mondiales: et au moins 1 jour par ville pour un événement sportif. Et a Melbourne, on ne travaille pas pour une course de chevaux. Mais quelle course! Le “race” dure une semaine qui voit défiler homes et femmes habillés d’une certaine classe vestimentaire. Classe qui ne restera que vestimentaire, puisque des 10 heures du matin, les coupes de champagnes ne cessent de se remplir et on assiste a un défilé de poules et coq éméchés n’ayant pour fil conducteur que celui de la dépravation et du pari. Et oui, qui dit course de chevaux, dit bien évidemment pari. Bref, on dit qu’il y a deux choses a ne surtout pas louper a Melbourne : la Melbourne Cup et un match de footie. Le deuxième étant fait, je crois que nous passerons sur le premier. Il aurait sans doute été intéressant d’essayer mais de un, je n’avais pas envie de m’acheter une plume a mettre dans les cheveux et une robe a 300 dollars, et puis un we de quatre jour, c’est aussi l’occasion pour s’évader ailleurs.
Donc, nous sommes partis a environ 400 km au nord est de Melbourne dans une région appelée Lake entrance. Il s’agit d’un endroit ou les lacs se succèdent se jetant tour a tour dans l‘océan. C’est un lieu de prédilection pour les pêcheurs qui se posent sur la plage et jettent leur ligne directement dans la mer depuis la plage.
Nous avons loue une break, histoire de faire genre on est des aventuriers et on dort dans la voiture.
Nous avons passe
notre premier jour à Loch Sport. Sympa, beau, mais chaud, humide, marécageux,
et le pire de tout..infesté de moustiques. Alors bien sur, malgré le tartinage
intensif de crème et le « spayage » intensif également de repousse
moustique, ils n’ont pas hésité a venir goûter mon sang. Et oui, je dis MON sang car Antoine a eu certes, pleins de piqûres, mais ils
n’ont même pas été capables de pomper son sang. J’avoue que s’endormir dans une
voiture en entendant " bzzzzz " un peu partout, c’est pas hyper rassurant.
Bref, dès le petit matin, nous nous sommes empressés de changer d’endroit et de nous diriger vers Lake entrance. Et la, c’était vraiment sans aucun regret car l’endroit est super beau. Nous avons fait une croisière très sympa au milieu des lacs et nous avons même pu voir des phoques. Par contre, même si les moustiques se déplacent en plus petites hordes dans cet endroit, je me suis tout de même retrouvée avec une lèvre a la Pamela Anderson le lendemain. Ces saloperies ont réussi a venir me piques sur la lèvre. Il n’y a, bien entendu aucune photo de cette matinée.
Enfin, le reste du séjour s’est magnifiquement bien passé. Les paysages sont superbes agrémentés de fleurs roses fushia qu’on appelle les nez de cochon (aucune ressemblance avec un nez de cochon pourtant).
Voila maintenant deux semaines que nous sommes revenus de France (enfin plutôt 1 mois pour Antoine qui était rentré avant). Par rapport à notre premier vol aller il y a 1 an, j’ai eu largement plus de mal a apprécier les 24h d’avion qui m’ont amenées jusqu’ici. Déjà entre les 5 repas ingurgités en 20h et les turbulences, mon ventre a été assez retourné. En plus il faut savoir que le style de repas change en fonction de la région que l’on survole et de la compagnie avec laquelle on vole. J’ai eu le droit tout de même a un canard laqué à 4h du mat…sympa…C’est tout de même assez étrange de survoler les fuseaux horaires et alors que notre tête croit être à 2 heure du mat, en pleine nuit, l’horloge de l’aéroport indique 19h. En plus et infailliblement, les hôtesses s’empressent de fermer les rideaux pour nous faire croire que c’est la nuit, qu’il faut dormir et que elles ne veulent pas être trop dérangées. Du coup, chose étrange, la nuit dure 20h dans les avions. Et c’est quand arrive que l’on se rend compte qu’il est 20h et qu’il va finalement falloir s’endormir une nouvelle fois dans quelques heures. Naturellement, j’ai passé les premières nuits, les yeux grands ouverts à penser au fait que je n’arrive pas à dormir et que j’aurai une tronche de déterrée le lendemain. C’est évidemment ce qui s’est passé : j’avais une tronche de déterrée lors de mes premiers jours de boulot. Et c’est forcément aussi lors de ces premiers jours que j’ai du me taper un séminaire sur l’évolution du marché immobilier dans la région du Victoria, assise à cote du méga grand boss de ma boite qui a tente de mener une conversation avec moi malgré ma tête de zombie. Bref, tout cela pour dire que le retour n’a pas été évident, d’autant plus que j’ai du laisser derrière moi ma famille, mes amis mais aussi mes autres amis fromage, baguette et croissant.
Ceci dit, nous sommes revenus la tête pleine de nouveau projets. Nous voulons rester encore quelques mois ici puis partir découvrir l'Asie du Sud.
Mais en attendant cette nouvelle expérience, il nous reste au moins 6 mois à vivre à Melbourne et c'est encore une nouvelle page qui se tourne car je viens de commencer un nouveau travail dans mon domaine cette fois-ci.
Bon, comme un article sans photo est un article un peu tristounet, voici quelques photos de nos vacances en France en Savoie (aaahhh quelle est belle notre France) ou on s'est empiffré de reblochon, de tome et de saucisson (au beaufort, aux olives,...en fait a toutes les saveurs possibles). Empiffrage bien évidemment nécessaire avant cette prochaine année de privation.
Plus que 3 jours et nous nous envolons pour la France. Il nous tarde de revoir amis et famille et de satisfaire nos papilles gustatives de mets délicieux: croissants, pains au chocolat, fromage, charcuterie...mmmmm.
En attendant, voici quelques photos de notre week-end a Mornington Peninsula. Nous avons fait et refait cette partie du Victoria. Mais cette fois-ci, nous étions vraiment a la pointe de la péninsule, face a l'océan. C'est vraiment magnifique. À chacune de nos sorties, la nature nous étonne un peu plus et nous dévoile sa magnificence. Il y a ici encore tant d'endroits sauvages où l'on peut rester admirer le paysage seul, sans être humain a l'horizon.
Nous avions été voir en concert ce prodige de la musique aborigène en mai. Geoffrey Gurrumul Yunupingu est un chanteur aveugle de la tribu Gumatj au nord de l'Australie.Ci-dessous, deux de ses chansons les plus connus.
Nous avons profité de nos derniers instants de soleil avant l'hiver pour nous évader dans les Macedon ranges juste au Nord de Melbourne. Cette région qui fût notamment un centre d'approvisionnement pour de nombreux chercheurs d'or au XIXe siècle est aujourd'hui un havre de détente idéal pour de nombreux citadins de Melbourne. On y trouve des paysages très harmonieux jonchés de collines, de champs, de vignobles, de forêts, de lacs mais aussi une grande station thermale à Daylesford, station où on se serait bien arrêté pour une séance spa mais bon, c'était tout de même un peu excessivement cher et nous n'avions pas nos maillots de bain.
Nous avons commencé notre trajet par Sunburry avec les "organ pipes", une formation volcanique particulière qui a donné lieu à des formes de tubes rocheux, d'où leur surnom de "tubes d'orgue musical":
Nous avons continué ensuite vers le Nord jusqu'au Mont Macedon qui nous a offert une ambiance assez mystique:
Le Hanging Rock encore plus au Nord fût le lieu d'un mystère en 1900. Tout un groupe de jeune filles en voyage scolaire disparurent sans laisser aucun signe de vie.
Le soir, nous avons passé la nuit dans un charmant B&B au milieu des vignobles. Le matin, nous avons été agréablement surpris par une magnifique vue sur les montagnes a demi cachées par la brume matinale.
Et oui, les années nous rattrapent et on ne peut absolument rien y faire. Une année de plus et un passage oblige par une petite soirée pour arroser ce passage a l'age sage. Et comme, nous adorons les soirées a thème, nous avons choisi de fêter dignement mon anniversaire en nous déguisant en créatures fantastiques de Noël. Et oui, ici, c'est l'hiver et cette descente vers le froid nous rappellent inévitablement ce grand événement qui réchauffe habituellement nos longs hivers : Noël. C'est pourquoi, nous avons décidé de le faire a notre façon, autour d'un bon verre de vin chaud et de pain d'épice chez nous. Quelques photos :
En ce mois de Mai, l'hiver approche. Ne nous leurrons pas, l'hiver en Australie, ça n'est pas l'hiver équatorial...il fait froid! Toutefois, nous gardons des températures clémentes pour l'instant (autour de 17 degrés) et les beaux jours persistent...Ce qui nous permet encore de nous balader dans les rues de notre quartier par un beau dimanche ensoleillé. Quelques photos prises au hasard de nos rencontres urbaines dans notre quartier, St Kilda :
Après le précédent petit topo sur la culture australienne, petite note culturelle sur la culture aborigène. Au fil de nos diverses excursions, nous avons, bien entendu été amenés a visiter de nombreux lieux ou anciens lieux appartenant au peuple aborigène. Lors de chaque espace visite, on ne peut s’empêcher d’éprouver de la colère contre ceux qui sont venus brutalement prendre possession de ce territoire il y a plus de 200 ans en ignorant totalement une culture de plus de 60000 ans. Aujourd’hui, la cohabitation de la culture aborigène et de la culture anglo-saxonne est une problématique sociale qui donne cours à de nombreuses réflexions.
“Ils disent que nous sommes ici depuis 40 000 ans, mais c’est bien plus ! -
Nous sommes ici depuis le commencement
Nous sommes des descendants du Dreamtime par nos ancêtres créateurs -
Nous avons gardé la terre comme aux premiers jours -
Notre culture se focalise sur la mémoire des origines de la vie.
Nous nous référons aux forces et puissances qui créèrent le monde des ancêtres créateurs
Notre monde magnifique a été crée seulement par la puissance, sagesse et intentions de nos êtres ancestraux”
Le peuple aborigène est le plus ancien au monde.
Avant 1788, l’Australie comptait plus de 750 000 aborigènes et 700 langages parlés. Aujourd’hui, la population aborigène ne représente plus que 2% de la population totale australienne…..
Les aborigènes vivent en totale fusion avec la nature. Ce sont des chasseurs et pêcheurs qui se nourrissent de kangourous, tortues, émeus et poissons. Ce sont des nomades. Ils se déplacent au grès des saisons, s’assurant que le terrain quitté ne soit pas démuni d’animaux pour la saison prochaine.
Il y a de nombreuses cultures aborigènes différentes en Australie. Chacune a sa propre langue et ses propres coutumes. Pendant des milliers d’années, ces communautés ont échangé leurs techniques, leurs idées et pratiques culturelles.
La culture aborigène est souvent associée à la sémantique du rêve.
Qu’est-ce le “dreamtime”?
“The Dreaming means our identity as people. The cultural teaching and everything, that's part of our lives here, you know?... it's the understanding of what we have around us.”
Merv Penrith
Elder,
Wallaga Lake, 1996
Le Dreamtime est l’ensemble des connaissances, croyances, et pratiques dérivées des histoires de la Création. Elles guident la vie physique et spirituelle de la communauté aborigène. Le Dreamtime détermine les lois et règles, les comportements sociaux et les cérémonies à suivre afin de conserver l’harmonie dans le monde de dame Nature.
A l’aube des temps, la terre était plate, morne et grise, sans différenciation aucune. Puis, au temps du Rêve (Dreamtime), les dieux, jusque-là figés dans les limbes éternels, sont sortis des entrailles de la terre ou descendus des astres et du ciel. Ayant pris des formes généralement animales et géantes, ils ont alors voyagé à travers le pays en vivant des aventures particulières. Ces voyages et activités ont tous créé quelque chose. Ainsi, toutes les caractéristiques physiques de l’Australie sont liées à un ou plusieurs événements. Telle faille dans la topographie, tel point d’eau ou arbre solitaire sont tous le produit d’un passage, d’un combat, d’un accouplement ou d’une halte. Leurs oeuvres accomplies, les dieux ont repris leurs formes anciennes, laissant le monde visible à leurs descendants, animaux et hommes. A charge pour ces derniers de le célébrer et ressusciter lors de cérémonies rituelles.
Le Dreaming constitue un univers parallèle où les hommes se ressourcent, pour réactualiser les attaches spirituelles qui les associent individuellement et collectivement à des sites terrestres. L'art est un des moyens par lequel le présent est relié au passé et les êtres humains au monde surnaturel. Il comprend trois formes traditionnelles : les peintures corporelles, pratiquées pour marquer des rites de passage ou des cérémonies particulières ; des peintures sur le sol que certains groupes marquent en pointillés avec des pigments naturels (craie, argile, charbon de bois, ocre) qu'ils disposent à l'aide d'un bâtonnet. Les participants à une cérémonie peuvent également dresser des totems représentant leurs ancêtres, ou reproduire sur écorce des motifs rituels ou claniques. Enfin, troisième forme, des peintures et des gravures qu’on peut voir sur des rochers ou des parois de grottes sacrées.
Petit exemple d’histoire aborigène: Les Namarkan Sisters
L'histoire des Namarkan Sisters est racontée aux enfants pour les alerter du danger inhérent aux crocodiles. Un jour, les soeurs étaient assises ensemble au bord d'un billabong (marais, étang), lorsque l'une d'elles plongea dans l'eau. Elle se changea en crocodile, nagea vers sa soeur et lui fit une peur bleue. Elle se rechangea en être humain et retourna auprès de sa soeur, qui lui raconta comment elle fut terrorisée par un crocodile. La première soeur trouva cela si excitant, qu'elle recommença sans arrêt. Finalement la deuxième soeur réalisa ce qui se passait et se vengea de la même manière. Puis les deux filles se dirent que si elles se changeaient pour de bon en crocodile, elles pourraient effrayer les gens et les manger quand bon leur semblerait. Aujourd'hui les soeurs Namarkan sont présentes dans chaque crocodile, et on peut voir leur malice briller dans leurs yeux, chaque animal étant doté de leur habileté de chasseur.
Quel moyen de transmission de la culture aborigène ?
La culture aborigène est transmise par oral. Contrairement à d’autres civilisations anciennes comme les égyptiens ou grecques, il n’y a aucun écrit relatant l’histoire de l’Australie avant 1788 (date de la création de la première colonie anglaise a Bottany Bay). Elle est également transmise par l’art: peinture, sculpture, chants,… Chaque peinture relate une expérience, une tradition, des croyances, les relations avec la nature ou les animaux, et aujourd’hui surtout, les injustices politiques et sociales.
Les peintures aborigènes retranscrivent des sortes de vues aériennes du paysage, représentant ainsi les créations terrestres réalisées par le passage de ces êtres fondateurs du temps des rêves(dreamtime-Jukurrpa). Ces êtres sont souvent une combinaison de créatures animales aux mœurs humaines et les traces de leurs passages témoignent de leurs aventures terrestres, transmises oralement sous forme de pistes chantées, ont façonné le paysage (lit de rivière, colline, point d'eau, etc...).
Un certain nombre de symboles sont utilisés comme des codes graphiques et sont souvent basés sur le principe des empreintes. Les pistes, représentées par des lignes droites ou sinueuses, relient des lieux souvent symbolisés par des cercles concentriques. Les êtres fondateurs du temps des rêves sont quant à eux représentés par les traces qu'ils ont laissé au sol: des flèches pour les émeus, deux crochets pour les kangourous, des rhizomes pour le Peuple Igname, des demi-cercles pour tout héro ou héroïne qui s'est assis par terre (marques déposées dans le sable par les jambes lorsque assis en tailleur)..
Janmarda est largement récolté près des lits de rivières. Ce sont de petits oignons blancs cuisinés dans les cendres chaudes d’un feu de camp. Ils peuvent également être consommés crus.
Ce Rêve appartient aux femmes Napaljarri/ Nungarrayi et aux hommes Japaljarri/ Jungarrayi.
Les peintures contemporaines Warlpiri reprennent des iconographies traditionnelles comme par exemple sur cette toile:
- Les formes en « U »: femmes assises sur le sol. Facilement identifiables car elles sont avec leurs karlangu et leurs parraja (écorce incurvée nécessaire au transport des plantes collectées, ici représentés sous formes ovales)
Les hommes sont également représentés sous une forme en « U », mais sont représentés avec leurs karli (boomerang), kurlarda (lance), pikiri (propulseur de lance) et kurdiji (bouclier).
Les enfants appartiennent à l’entière communauté. Ainsi, il est à la charge de chacun de l’éduquer et de le protéger. L’éducation des enfants passe avant tout par l’enseignement des histoires du Dreamtime.
Petit retour en arrière
Lorsque les Anglais ont débarqué en Australie, ils ont parlé de Terra nullius, une Terre ou il n’y a rien, qui n’appartient à personne. Le gouvernement anglais a refusé de reconnaître la présence aborigène et leur possession des terres et se sont emparés de l’espace sans aucune discussion préalable avec ses occupants. En proclamant cette terre vide, ils ont ignoré plus de 60 000 ans de culture et vie aborigène.
“Our people, before the white man came were very spiritual people. They were connected to land and creation through the great spirit, there was a good great and a great evil spirit”.
A la fin de XIXe siecle jusqu’en 1969, les européens ont tenté de christianiser les aborigènes en leur enlevant notamment leurs enfants et en les envoyant dans des missions catholiques. Plus de 100 000 enfants ont été retirés des bras de leur mère. Ces missions ont eu un effet dévastateur sur la culture aborigène.
“They just came down and say, "We taking these kids". They just take you out of your mothers arms. That's what they've done to me. I was still at my mother's breast when they took me.”
Le drapeau Aborigène fut adopté le 14 Juillet 1995 officiellement, mais il était utilisé déjà depuis le 12 Juillet 1971, année lors de laquelle l’artiste Aborigène Harold Thomas le dessina.
Les couleurs et formes du drapeau représentent divers aspects du continent austral et de la culture Aborigène. Ainsi, le noir symbolise les Aborigènes eux-mêmes, le rouge représente la terre (le sable des déserts australiens, surtout dans le centre, sont rouges), et le jaune symbolise le soleil, origine de la vie.
En 1995, le drapeau aborigène fut reconnu par le gouvernement comme un drapeau officiel.
NB : pour les pro-australiens ou les australophiles, passez la page, cet article pourrait vous déranger.
Les Whitsunday Islands sont un ensemble de 74 iles situées entre Brisbane et Cairns.
On ne sait pas par quoi commencer. Soit par décrire la magnificence des paysages des Whitsunday islands, soit celle de la sauvagerie des australiens.
Allez, je garde le meilleur pour la fin. Bon, jusqu’à présent, nous n’osions pas trop parler de culture australienne pour ne pas paraître arrogants ou même racistes mais la, je crois que notre tolérance a atteint certaines limites et je craque, oui, je vais critiquer. Notre cher Capitaine James Cook, à son arrivée sur les terres australiennes a proclamé cette terre comme n’étant pas habitée par des êtres civilisés si ce n’est que par des “sauvages”. Et bien, 200 ans plus tard c’est un peu le sentiment que l’on a suite à ces petites vacances dans le Nord de l’Australie. Nos chers anglo-saxons, déjà bien connus pour les déboires alcooliques, nous ont une fois de plus étonnés par leur capacité à ingurgiter des litres et des litres de bières et ne pas savoir gérer du tout leur ivresse. Bref, j’illustre mes propos: nous avions prévu une superbe croisière de trois jours , avec le Atlantic Clipper, au sein des îles paradisiaques des Whitsunday islands. Le genre de trip plongée, nature, rando. On arrive sur le quai d’embarquement à 13h jeudi et là, surprise, chaque personne prévue à bord a en moyenne 20 ans, est couverte au minimum (bikini, torse nu,…) et dispose surtout d’un pack entier de bières. Et là, on ne comprend pas. Bref, on monte à bord accompagnes de ces packs de bières et de ces ados et le crew commence à nous expliquer comment la croisière va se passer en plaçant les mots alcool, fuck et sexe au moins deux fois dans chacune de ces phrases…. et merde! Ça commence bien. Une heure après, la techno était à fond sur le bateau et chaque ado avait je pense au moins déjà un bon gramme d’alcool par litre de sang. Deux heures plus tard, ils gueulaient tous comme des putois, étaient complètement saouls et flirtaient tous ensemble. On s’est retrouvé tous les deux à jouer aux cartes et à boire du coca. Cette sauvagerie humaine a continue jusqu’à minuit. Enfin, les jours suivants ont été plus calmes, mais ils ont continué à boire quasi en permanence. Bref, c’est un peu désespérant de constater que dans un lieu aussi paradisiaque que les Whitsunday Islands, certains ados préfèrent se noyer dans l’alcool sans profiter du tout des activités que peut proposer un tour en voilier comme celui-ci.
À part cela, la beauté des paysages des Whitsunday Islands trouve peu de mots pour la décrire. Il a pas mal plu, mais nous avons pu tout de même profiter des vues splendides qu’offre cet ensemble d’îles encerclées d’une mer translucide. Nous avons randonné dans les forêts tropicales, nous avons découvert la superbe plage qu’est la Whitehaven Beach, nous avons plongé au milieu des coraux de la grande barrière. La variété de poissons qui peuple ces eaux est hallucinante et leurs couleurs sont sublimes. Bref, on en a pris plein les yeux.
Puis une fois la croisière terminée, nous sommes partis passer une nuit sur l’île de Long Island: plage, cocotiers, goûter a la noix de coco, rando, soleil, détente.
Bref, voilà quelques images pour illustrer tout cela…
La faune et la flore marine sont vraiment tres riches le long de ces iles. Nous avons pu voir des tortues de mer geantes, des dauphins, un requin, des poissons clowns, des poissons perroquets, des coraux multicolores et des milliers de meduses pas tres sympas.
Allez pour les curieux des extravagances de la nature animale, petit topo sur les créatures sympathiques australiennes trouvées sur notre chemin lors de nos randonnées sur long island:
Tout ces animaux ont beau vivre dans un endroit fabuleux, quand on pousse un peu plus loin les promenades, quand on franchit des endroits ou les touristes ne sont pas particulièrement invités a venir, on est quelque peu surpris par la face cachée de ces iles :
ah lala les ravages de l 'alcool !! héhé ! read more
on le pere Noel et son renne